Logo

Impact de l’Université sur le plan économique et social

L’université Catholique du Graben est devenue un centre de rayonnement de la région de Butembo. Elle contribue au développement économique en intervenant dans la formation et la mobilisation des véritables acteurs de développement. Plusieurs diplômes de l’Université Catholique du Graben  sont directement impliqués dans le développement local. Ils sont devenus soit des entrepreneurs locaux, des fonctionnaires dans les services publics locaux, des médecins dans les centres médicaux de zones rurales. Les diplômés de l’Université Catholique du Graben n’hésitent pas de s’installer dans les campagnes et de s’investir réellement dans le développement local.

Plusieurs diplômés de l’Université Catholique du Graben sont directement engagés dans le mouvement associatif et dans la société civile locale, régionale et travaillent aussi dans des organismes internationaux.

L’Université Catholique du Graben  a déjà contribué à la résolution des conflits locaux ; elle cherche à promouvoir une culture de paix et de tolérance (projet sur l’éducation de la jeunesse à la culture de  la paix ). Elle est également engagée dans la recherche-action et l’animation des organisations de base à travers ses structures relais.

Du point de vue régional,   l’Université Catholique du Graben    est  devenue un véritable centre culturel régional avec le développement de sa bibliothèque (avec plus de 200 000 ouvrages ) qui reçoit les chercheurs en provenance de tous les coins de la région et des autres provinces du pays (Orientale, Sud-Kivu, Maniema…) et même des autres pays (Ouganda, Kenya et Rwanda).

Au- delà des formations universitaires organisées dans le cadre des études de deux cycles normaux, l’Université est encore impliquée dans différents programmes plus particuliers  comme des formations initiales en langue, des formations continues pour les adultes en reprise d’études, pour des entreprises  et pour les enseignants, des modules de formation pour « les ainés  »et des formations « grand public » via  les conférences et un site de vulgarisation scientifique.

Malgré une taille moyenne,  l’Université Catholique du Graben semble avoir été et être encore un catalyseur de développement pour sa région et un acteur important du monde économique, culturel  et de la formation. Elle le doit sans aucun doute à ses caractéristiques intrinsèques mais aussi à son intégration dans une région fortement  touchée par les crises économiques, par  les guerres et les conflits. Plus que d’autres universités congolaises, elle a été impliquée et s’est impliquée dans le redéploiement économique régional, dans la lutte contre la pauvreté, dans la mobilisation politique et dans l’implication de la défense de plus démunis et de la dignité de l’homme.

 

La création des lieux d’interface

Pour amplifier  son action sur la société, l’Université Catholique du Graben a créé en son sein des centres spécialisés (centres de recherches et développement susmentionnés) qui permettent à ses membres d’être en contact direct avec leur milieu de vie. Ces centres assurent le relais entre l’Université et son environnement. Ils jouent un rôle d’interface entre la communauté universitaire et la société.

Avec ces centres spécialisés, les difficultés concrètes de production, d’alimentation de gestion, d’infrastructures, de défense de droits poussent les ruraux à prendre leur vie en main. On constate que la volonté, l’initiative et la responsabilité deviennent pour les paysans, des mots d’ordre chargés de sens et de portée. Il est dès lors urgent d’aider les populations à devenir autonomes et maîtres d’œuvre de leur promotion, à travers :

- un travail d’éveil des consciences pour créer un esprit critique et entrer dans une dynamique de recherche-action ;

- la lutte contre la vulnérabilité  des collectivités rurales ;

- une culture de la paix ;

- l’amélioration permanente des activités de survie ;

- l’organisation en fonction  des problèmes concrets et des dynamiques de chaque groupe. L’Université est appelée à être pour tous un lieu effectif de réflexion, d’échange et de formation.

 

L’université, un projet de société

La localisation en milieu rural et la production des diplômés ne suffisent  pas pour faire de l’Université un foyer de développement. L’histoire de notre pays qui avait formé plusieurs intellectuels dans les grandes villes nous a prouvé que l’Université n’est pas toujours un lieu approprié d’échange avec le monde rural. C’est pour quoi l’Université Catholique du Graben s’est donné comme objectif de faire aimer le monde rural en y vivant en apprenant à gérer, par son savoir faire et sa qualité d’écoute, les situations de terrain et à vivre  en société pour promouvoir le bien commun et le développement des communautés.

L’U C G  a la lourde responsabilité de porter l’espoir d’une communauté qui grâce au commerce, s’ouvre de plus en plus au monde extérieur et considère son enclavement comme un handicap majeur. La population locale s’est investie énormément dans ce projet  de constriction d’une  université en zone rurale. Celle-ci fonctionne depuis 24 ans sans aucune aide extérieure substantielle. Et, même s’il y a des signes d’essoufflement liés à la conjoncture nationale, à la guerre et aux conflits, la détermination de la population reste totale.

L’implantation de l’UCG à Butembo a été motivée par l’urgence d’un développement communautaire dans une dynamique régionale qui puisse tenir compte des potentialités locales et, surtout de la détermination de la population à rapprocher le centre de formation universitaire de leur milieu, essentiellement rural. La pénurie des cadres compétents dans des domaines de première nécessité y est très criante. Pourtant, chaque année, un bon nombre de diplômés de l’enseignement secondaire  du milieu, qui désirent poursuivre les études supérieures et universitaires, était confronté aux multiples  difficultés : celles d’adaptation en ville et celles de longues distances à parcourir. La création d’un établissement universitaire à Butembo n’a fait que désenclaver culturellement le Nord-est de notre pays pour mieux participer à la formation humaine, sociale, chrétienne et scientifique d’une élite engagée pour le développement intégral.

 

L’université au cœur des grands défis de la société

Les idées fondatrices de l’Université Catholique du Graben  reposent sur l’espoir d’un monde meilleur en Afrique sachant respecter les droits de l’homme, pratiquer la compréhension mutuelle, encourager la coopération qui renforce les Universités rayonner par la solidarité qui unit les peuples dans une paix et une prospérité durables, faire surtout du progrès des connaissances un instrument, non d’élitisme exploiter des peuples, mais de promotion et de salut de tout le genre  humain. «  le vrai développement est le passage pour chacun et pour tous des conditions moins humaines à des conditions plus humaines…. » Le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, il doit être intégral ; c'est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme. Parmi les défis à relever, nous pouvons souligner :

- la lutte contre la pauvreté

Le regard de la société par rapport aux  pauvres aux plus démunis, prête essentiellement  attention aux «  manques » qui caractérisent ceux-ci : manque d’argent, manque de nourriture, manque d’habits et de logement convenable,  manque d’instruction,  manque de participation et bien d’autres…

La responsabilité morale et la rigueur scientifique obligent l’université à se tourner vers la société en extrême pauvreté, non pas pour enseigner  d’abord, mais pour dialoguer et apprendre, afin de mieux interpeller. Nous entendons l’université avec  toutes ses institutions et  ramifications, comme lieu d’interface entre les savoirs : le savoir de ceux qui sont engagés à leurs côtés  et le savoir des scientifiques. Le temps est à la réciprocité du savoir qui va jusqu’à demander à une population au pied de l’échelle sociale de nous livrer sa pensée et ce qu’elle seule connait.

- la promotion d’un développement solidaire :

Dans la jungle congolaise, la société a tendance à se diviser entre les gagnants et les perdants. Quand on considère aussi bien la dimension négative que positive des pauvres on se rend vite compte qu’ils ne sont ni sans intelligence, ni sans principes moraux. Ce qui les empêche de s’en sortir, c’est souvent l’isolement et la fragilité qui les poussent à des actions incohérentes.  S’il nous arrive  de parler de temps à autre de la solidarité des pauvres- dont nous comprenons souvent mal les ressorts et la complexité, nous ne parlons presque jamais de leur énergie et de leur ingéniosité, de la façon positive qui leur est propre d’interpréter les valeurs de la  famille, des enfants, de l’argent, des relations sociales.

Ce qui pose problème c’est souvent la cohérence entre cette vision de la vie et la complexité des problèmes, c’est souvent la cohérence entre cette vision de la vie et la complexité des problèmes à aborder. Non seulement il faut sortir de l’isolement mais aussi il faut savoir par quel bout engager l’action. L’Université veut contribuer à la mobilisation collective des pauvres et à l’élaboration, en tant que sujets de l’histoire, de leurs stratégies d’action.

-  le goût de l’excellence

Cette option, reprise dans la devise même de l’UCG : Ascende Superius se passe de tout commentaire. Même avec des moyens limités, on peut faire de bonnes choses et exiger encore plus professionnalisme à toute la communauté universitaire. L’UCG s’efforce d’éviter toute complaisance dans l’élaboration des programmes de cours, le choix des enseignants, l’orientation de la recherche et des lieux de stage, les prestations pédagogiques.

- L’ouverture au monde

Les tâtonnements, les blocages, les insuffisances et les limites conduisent les ruraux à dépasser le cadre strictement villageois. Le monde rural ne peut plus vivre à vase clos comme autrefois. La mission essentielle de l’université est de promouvoir cette ouverture. A travers les idéaux académiques  et les principes d’une vie authentique humaine. C’est à ce prix que nous pouvons proposer aux jeunes une formation aussi bien intellectuelle qu’existentielle, aussi bien professionnelle qu’éthique. 

Services rendus à la société

Services rendus à la société